Voici quelques infos utiles...


PuceLe Symbole Amazigh
PuceAJKF
Puce1ere soiree "Bienvenue chez les Bylka"
PuceNouvelle Revue sur Matoub Lounes
PuceFolle soiree Kabyle au Zenith
PuceRue Matoub Lounes a Nancy

Rue Matoub Lounes à Nancy

Rue Lounes Matoub à Nancy


Une allée de Nancy porte le nom du chanteur kabyle, assassiné il y a un peu plus de dix ans. Sa sœur était présente au baptême.

Qu’en est-il de l’enquête sur l’assassinat de votre frère en Algérie ?
Malika MATOUB:
« Dix ans après, la famille et la fondation qui porte son nom ont eu gain de cause : le 9 juillet dernier, nous avons obtenu la révision de la procédure. Jusqu’à présent, il y avait eu la désignation de groupes islamiques armés, sans expertises ou enquête. Ce dossier reste en suspens. » Quelle importance garde Lounès Matoub dans la communauté berbère ? « Il est devenu un mythe. A la fondation, qui est sa maison près de Tizi Ouzou, nous recevons en moyenne quatre-vingts personnes par jour depuis dix ans. Il n’y a pas un événement, fête nationale ou religieuse, où les gens ne se déplacent pas. Ce sont aussi bien des enfants que des vieux de 90 ans. Il y a une communion entre le poète et son peuple. Il a su dire tout haut ce que son peuple pensait tout bas. Voilà pourquoi, ce peuple se retrouve encore orphelin de cet artiste, qui a su aller au combat seul, pour la cause berbère. »

Que fait la fondation que vous présidez ?
« Elle est à caractère social. Son siège se trouve dans un petit village de Kabylie. Elle mène un travail avec les jeunes. En même temps, elle est devenue le lieu pour se ressourcer et se retrouver. Nous accomplissons, également, un travail de mémoire. Nous organisons des manifestations scientifiques. Pour 2009, notre grand chantier est celui du problème écologique que pose la pollution, comme les sacs plastiques, à la Kabylie. » Au vu des événements, par exemple à Gaza, vous pensez que votre frère aurait eu des choses à dire ? « Pour l’anecdote, en 2003, le parlement européen avait instauré une bourse d’étude Lounès Matoub. Ceux qui l’ont obtenu en Italie étaient un Israélien et une Palestinienne de la bande de Gaza. Ils ne sont jamais vus. Ces deux militants pour la paix ont communiqué par internet pour échanger. Ils se sont retrouvés à Rome pour recevoir la bourse. C’est assez symbolique. »

Article paru dans le Républicain Lorrain
Propos recueillis par Julien BÉNÉTEAU. Publié le 11/01/2009