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Folle Soirée Bylka au Zenith

Plus de 6 300 personnes, Idir, Kamel Hamadi, Sinik, Faudel... étaient là pour Allaoua
Folle soirée kabyle au Zénith !


C'est une première, une prouesse jamais réussie jusque-là par un artiste kabyle : se produire au Zénith de Paris (deuxième formule) à guichets fermés dix jours avant le jour “J”. Mohamed Allaoua l'a fait avant-hier lors du concert-événement initié par Berbère TV en partenariat avec Aigle Azur et la Dépêche de Kabylie.

De notre envoyé spécial à Paris, Djaffar Chilab.

Il était, dès le départ, dit que la soirée allait être spéciale. Et elle le fut de bout en bout. Un Zénith archicomble, des invités de marque, une belle brochette de VIP, des couleurs, des lumières intenses, du son, une folle ambiance... Ce fut franchement fou, fou, fou... La soirée Allaoua au Zénith a été exceptionnelle. Jamais un artiste kabyle n'a réussi à faire guichets fermés et cela dix jours avant le spectacle. «Je regrette vraiment que tout le monde ne puisse accéder à la salle,» se désolait M. Saadi, P-DG de Berbère TV, promotrice du concert. Il était à peine 17h30, et on se bousculait déjà devant l'entrée principale de l'établissement. Deux longues chaînes s'allongeaient devant la porte, ceux qui sont venus au pif s'agglutinaient autour. Profitant de l'aubaine et cette quête des nombreux retardataires à acquérir le fameux billet, un peu comme en Algérie, des «affairistes» proposent le «sésame» à...80 euros ! (plus de 8 000 DA). Rien que ça. Et il se trouva des acquéreurs... Certains ont dû payer beaucoup plus que ça, notamment ceux venus d'Italie, d'Espagne, d'Angleterre et même... d'Algérie, spécialement pour assister à la soirée. Il faut dire que le matraquage publicitaire entretenu par BRTV autour de ce concert n'a laissé quasiment personne indifférent. Même dans les coulisses de la salle, tout le monde n'était pas forcément invité... Au milieu de tous, Allaoua était la grande vedette de la soirée. «Tu es le meilleur!» lui balançait l'Immense Idir lorsque ce dernier, à son arrivée, est allé le voir directement dans sa loge. Cette dernière était constamment prise d'assaut. Du beau monde tenait à le saluer personnellement. L'ancienne star du football algérien et européen, Moussa Saïb, était là. C'est un ami de l'artiste. Mouss est aussi passé voir Idir. La rencontre des deux... artistes était pleine d'anecdotes qui remontaient à la surface... Pour ceux qui ne le savent pas Idir est un ami très spécial de...Guy Roux. Et pourquoi pas associer ce dernier pour partager un plateau sur BRTV à trois dans les prochains jours ? leur suggérait M. Saadi. L'accord de principe a été conclu sur place pour une prochaine «Addal + spéciale». En attendant c'est Idir qui a eu le dernier mot. «Sans prétention, je sais que je joue mieux au ballon qu'il ne joue lui à la guitare», lançait-il à ceux qui leur partageaient la petite tchatche...

Le Zénith affichait complet dix jours avant le spectacle

A ce moment-là, les autres artistes étaient chacun dans sa loge : Moh Amichi et Saïd Youcef partageaient la même ; Oujerih était lui avec Dehak et Allilou ; Massa Bouchafa, Sinik, Kamel Hamadi, le groupe Djurdjura et Idir avaient chacun sa «piaule.» Il n'est pas encore 20 heures, dans la salle comble, on attend le lancement du spectacle avec impatience. Dans les coulisses, hormis la défection de Cherif Kheddam souffrant et qui n'a pu faire le déplacement, plusieurs figures connues défilent : Akli D et la star Faudel paraissent comme de simples "visiteurs" devant les ténors que sont les Kamel Hamadi et Idir. Rachid Kaci, le Kabyle conseiller de Sarkozy, attire l'attention. Il était en discussion avec le directeur général de la compagnie aérienne Aigle Azur, Méziane Idjerouidène.

On distingue également d'autres élus politiques de plusieurs horizons. Méziane Azaïche, propriétaire du «Cabaret sauvage» promoteur des «Folies Berbères» est également parmi les présents. Son look avec son éternelle queue de cheval le particularise dans la masse des VIP. Des anonymes qui ont pu se faufiler dans ce périmètre des privilégiés en profitent pour immortaliser l'événement, mais aussi... dîner avec eux (un dîner a été offert pour tous les présents dans les coulisses, une bonne centaine). Les flashs crépitent dans tous les coins. Pas loin de là, de l'immense scène, du son est diffusé à grands décibels. C'est les Allilou, Dehak, et Oujerih qui ont ouvert le bal des artistes face aux gradins du Zénith bondés de plus de 6 300 fans. Au milieu, difficile de rester sur place. Ca «swingue» dans tous les sens.

La montée sur scène de Allaoua près d'une heure plus tard, juste derrière Moh Amichi, fera exploser les présents. C'est l'éclatement ! L'hystérie ! Difficile en tout cas à décrire. On aura retenu ce geste de Allaoua qui, ému, sortit la langue... Il lui a fallu du temps pour revenir à lui...

A la montée sur scène de Allaoua, la salle, tel un Boeïng 747, décolle...

C'était trop pour lui sans doute : plus de six mille personnes venues spécialement pour lui remplir le Zénith de Paris... Forcément l'émotion l'étrangle. Ce n'est pas évident de parvenir à ignorer une telle émotion ! Des larmes de joie s'échappent et trahissent le trouble intérieur de l'artiste... Puis il respire, expire un bon coup et s'élance avec sa mandoline. Allaoua entame alors son Zénith. Assed Ar Ghouri est reprise en chœur par la masse. La salle en folie semblait décoller tel un Boeing 747...

Le commandant de bord maîtrisait à merveille la salle acquise à son bonheur. On se lâche en amis, en familles, peu importe celui qui était à côté, Allaoua unissait tout le monde ! On fait la fête à volonté... L'autre moment fort (il y en a eu tellement) : lorsque Allaoua évoqua l'anniversaire de Matoub Lounès... La suite sera la reprise d'un titre de Lounès auquel Allaoua dit toute son admiration et sa fidélité. Puis il enchaîne les titres, les siens. Tous des succès. La pause sera marquée par la montée sur scène de Kamel Tarwiht qui accompagnait Kamel Hamadi. Le premier annonce l'hommage projeté pour ce dernier dans cette même salle le 3 avril prochain. «La majorité des artistes kabyles seront là, revenez vous aussi tous. D'da Kamel mérite cela», lançait à la foule Kamel Tarwiht. La deuxième partie du spectacle sera entamée par le groupe Djurdjura, suivront alors Saïd Youcef, Massa Bouchafa, puis cet autre grand moment : Sinik monte drapé dans l'emblème berbère et interprète un duo avec Allaoua. Des instants forts. La foule les a vécus dans un total délire en continue... L'accolade chaleureuse à laquelle se sont adonnés Allaoua et Idir par la suite lorsque ce dernier le rejoignit à son tour sur scène ne baissera en rien de l'intensité de l'ambiance. La sagesse du duo sur les planches enflammait davantage paradoxalement la salle...

Ce fut phénoménal! Exceptionnelle a été aussi l'assistance qui reprenait dans une parfaite communion le récital du duo...

Une belle note sur laquelle le concert aura pris fin avec ce sentiment de satisfaction commun chez tout le monde. Allaoua a sans doute gravi une autre marche dans sa carrière. Et la Kabylie et les Berbères dans l'universalité. Au milieu de Paris, au Zénith, avant-hier tout était berbère...

D. C.
La Dépêche de Kabylie

Allaoua et Sinik
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